
Né en 1987 au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, le trio réunit alors trois jeunes musiciens passionnés de répertoire chambriste. Le pianiste Vincent Coq, le violoncelliste Raphaël Pidoux et le violoniste Guillaume Sutre, bientôt remplacé en 1995 par Jean-Marc Phillips-Varjabédian, partagent la même envie de faire de la musique de chambre le cœur de leur vie musicale, et non un simple prolongement de carrières solistes. Le Trio Wanderer remporte le prestigieux concours ARD de Munich, puis le concours Fischoff aux États-Unis
Le disque joue un rôle central dans leur histoire. À partir de la fin des années 1990, ils gravent pour Le Chant du Monde, puis pour Harmonia Mundi une série d’enregistrements, qui leur valent de nombreux prix.
Leur double vie, entre salles prestigieuses et classes de perfectionnement, donne à leur biographie une dimension humaine et généreuse.
Leur nom, « Wanderer », n’est pas seulement un clin d’œil au Wanderer schubertien : les musiciens ont expliqué avec humour qu’il reflète aussi leur existence de « vagabonds » des aéroports et des trains, valises à la main et partitions sous le bras.
Un critique évoque leurs « voyages intérieurs » autant que leurs tournées, manière poétique de dire comment ils habitent les œuvres qu’ils jouent.
La presse souligne leur capacité à faire oublier la complexité des œuvres pour ne laisser paraître qu’un flux musical évident, où chaque voix s’individualise sans jamais rompre l’unité d’ensemble.